
La nature et l’art s’unissent à nouveau en 2024-2025
Fort du succès de sa première édition en 2022-2023, le Syndicat de l’Orge renouvelle l’appel à projet « Art et nature en vallée de l’Orge » pour 2024-2025. Ce concours encourage les artistes à créer des œuvres qui intègrent harmonieusement l’art dans le paysage de la vallée.
Parmi les 25 dossiers reçus, 5 projets ont été sélectionnés par un comité de pilotage. Ce comité était composé d’agents du Syndicat, d’élus et de représentants du Collectif pour la Culture en Essonne. Les œuvres retenues reflètent une diversité d’approches et d’idées novatrices, chacune tissant un lien profond avec la nature, conçues à partir de matériaux naturels ou recyclés.
Le lauréat sera déterminé par la meilleure moyenne des notes attribuées par trois groupes de votants :
• Les agents du Syndicat
• Les élus du Syndicat
• Les citoyens
Votez et aidez à choisir la prochaine œuvre qui embellira la vallée de l’Orge !
Chaque citoyen de la vallée est invité à voter pour le projet artistique de son choix en attribuant une note allant de 0 à 5 étoiles à chaque projet proposé. L’œuvre qui recevra la meilleure moyenne sera installée dans la vallée à l’automne 2025. Clôture des votes le 26 mai 2025 !

Projet 1 – Chorégraphie sauvage
par SABéPAT
Cette œuvre célèbre la diversité et la richesse de la nature tout en invitant à une contemplation sensible de l’environnement. Chaque tige, unique dans sa conception, évoque la singularité des éléments naturels, et leur mouvement commun sous le vent rappelle les interconnexions fragiles qui existent au sein des écosystèmes.
Réalisation de 35 tiges en métal, mesurant entre 2 et 4 mètres. Légèrement courbées et ponctuées de détails organiques, évoquant des feuilles, des graines ou des gouttes. Sous l’effet du vent, elles se mettent en mouvement, créant un ballet naturel et subtil.

Projet 2 – Forêt Anthropocène : Roi de la Canopée
par Matteo Tassan
Installation artistique qui nous plonge dans une forêt imaginaire, née de la pollution et de la résilience de la nature. Les sculptures d’arbres fantastiques symbolisent l’adaptation des écosystèmes face aux défis environnementaux. Plus qu’une dénonciation de la pollution, l’œuvre offre une vision utopique, où la nature se réinvente et prospère dans un monde transformé par l’homme. Une invitation poétique à la réflexion sur notre environnement.
Neuf sculptures, entre 2 et 4 m, réalisées à partir de troncs d’arbres et de brosses de car wash recyclées, qui se substituent aux feuillages. Les variations de couleurs et de textures des brosses recyclées produisent des jeux de lumière et de mouvement, renforçant le caractère organique et immersif de l’installation.

Projet 3 – Mangrove, Racine, Bourgeons
par Jonathan Bernard
Mangrove – Sculpture en bois d’environ 2 m aux formes racinaires évoquent les mangroves rencontrées sous d’autres latitudes. Cette « anticipation paysagère » nous rappelle que nos paysages familiers vont connaître des transformations significatives dans les années à venir.
Racine – Poétique et sensuelle, cette œuvre en bois invite le promeneur à un instant simple de contemplation, à une reconnexion à la nature. Assis sur la racine, il est dès lors symboliquement relié à la terre et au monde végétal.
Bourgeons – Si « Bourgeons » racontent les cycles de la nature, la fragilité du monde végétal, ils soulignent également son intense vitalité et sa capacité de résilience. Faites de bois et de métal, leur taille démesurée nous invite en inversant les échelles à adopter une présence au monde plus humble.

Projet 4 – Le maçon des rivières
par Mathieu Rapp
Cette sculpture conçue d’acier, de pierre et de bois flotté représentant une larve de trichoptère, un insecte aquatique vivant dans les cours d’eau, notamment dans l’Orge.
En se confrontant à une représentation « Géante » d’un animal aquatique inattendu, on se met en relation directe avec la biodiversité insoupçonnée qui l’entoure. Le témoin d’un patrimoine jusque-là caché dans le lit de la rivière, s’opère alors une prise de conscience invitant à réfléchir sur sa beauté et sa fragilité et donc l’importance de le protéger.

Projet 5 – Cellula
par Les Nouveaux Voisins architectes
Structure en bois immersive de 3 m de haut et 7 à 8 mètres de large, cette œuvre cherche à faire le lien entre l’infiniment petit et l’échelle de l’homme, celle que nous percevons.
Elle nous invite à pénétrer au cœur des cellules, et à grimper dans l’une d’elles pour s’installer dans un filet suspendu. La cellule centrale est comme un cocon, un nid, qui offre les conditions confortables et ludiques d’un moment de détente, de contemplation et peut être de réflexion. L’environnement est perçu au travers de nombreux cadrages créés par le filtre de la membrane. L’occasion de méditer sur l’importance du principe d’économie dans la nature.