SYNDICAT DE L'ORGE
IMGP8045


Depuis 1945, sa mission est globale : du transport des eaux usées et pluviales à l’entretien ou à la rénovation des réseaux d’assainissement, de la gestion hydraulique de la rivière à l’aménagement de ses berges, de la surveillance à l’amélioration de la qualité de l’eau… « Rendre la rivière vivante », est une réponse locale à la préservation de l’environnement.

LE TEMPS DES PIONNIERS

1844>1945 Jusqu’à la fin du XIXe, les meuniers restent les grands-maîtres de la rivière, utilisant la force motrice de l’eau pour leurs moulins. L’ordonnance royale de Louis-Philippe crée, en juin 1844, une association de meuniers et de riverains propriétaires pour curer et faucarder l’Orge. Mais l’urbanisation des villes de la vallée voit la disparition progressive des moulins et, avec elle, la faillite de l’association. En 1929, un premier syndicat de 21 communes voit le jour. À l’époque, de grandes pollutions de l’Orge conjuguées à une forte poussée démographique marquent l’absence d’infrastructures d’assainissement et la nécessité de les créer. Selon le schéma directeur de la région parisienne, le réseau de la vallée de l’Orge se développera avec un système séparatif. Ainsi, les années 30 verront la construction du collecteur d’eaux pluviales du Contin et la création de la station d’épuration d’Achères. L’assainissement devient un enjeu qui conduira à la création d’un nouveau Syndicat en 1945.


LE TEMPS DES RÉSEAUX

1945>1977 Cette période est d’abord marquée par la construction du collecteur CII (collecteur intercommunal initial) pour acheminer les eaux usées vers la station d’épuration d’Achères. Les travaux, débutés en 1957 à Athis-Mons, s’achèveront en 1974 à Breuillet et feront de ce collecteur l’axe central de l’assainissement. Mais l’urbanisation de la vallée s’accélère et engendre des volumes croissants d’eaux usées et de nouvelles pollutions. La construction d’un deuxième collecteur s’impose.
Le CID (collecteur intercommunal de doublement), commencé en 1973 et terminé huit ans plus tard, s’étendra d’Athis-Mons à Brétigny-sur-Orge. Dans le même temps, les limites de la station d’épuration d’Achères sont montrées du doigt. Une nouvelle station d’épuration élira domicile à Valenton pour traiter les eaux usées des bassins de l’Orge et de l'Yerres.


LE TEMPS DES DÉFIS

1977>2007 Élu président du Syndicat en 1977, après Xavier Pidoux de la Maduère et Robert Thévenet, anciens maires de Juvisy-sur-Orge, Jean-Loup Englander, maire de Saint-Michel-sur-Orge, s’engagera dans une démarche globale, pour la qualité de l’eau. Le programme « l’Orge vivante » guidera son action et marquera le début de la reconquête de la rivière. L’agence de l’eau, le Conseil régional d’Île-de-France, le Conseil général de l’Essonne et la Commission européenne soutiendront ce programme. Et dix ans plus tard, la directive européenne, visant le bon état écologique à l’horizon 2015, viendra confirmer les choix stratégiques du Syndicat.
Tout au long de ses trente ans de présidence, Jean-Loup Englander et l'ensemble des élus se seront battus pour « Rendre la rivière vivante ». Dans l’intervalle, le Syndicat s’est professionnalisé et s’est inscrit dans une démarche de management environnemental. Certifié ISO 14001 depuis 2000, OHSAS 18001 et EMAS depuis 2004, il est aujourd’hui un acteur majeur pour la préservation de la vallée.


LE TEMPS DES AMBITIONS DURABLES

2008>2014  Les objectifs principaux du Syndicat sont restés au cours du mandat 2008/2014 dans la ligne des missions inscrites dans ses statuts pour répondre aux enjeux existants :
- Reconquérir la qualité des eaux de l’Orge et des affluents,
- Assurer la gestion patrimoniale des infrastructures d’assainissement,
- Réduire les vulnérabilités aux inondations,
- Accueillir le public dans les espaces naturels de fond de vallée,
- Sensibiliser, animer et fédérer les acteurs autour de ces enjeux.

Toutefois, ces 6 années ont vu l’accélération et l’avènement des thématiques suivantes :
- Reconquête majeure de la qualité morphologique des cours d’eau et amélioration significative des peuplements aquatiques faunistiques et floristiques. Ainsi, en 2008, le Syndicat réfléchissait sur l’opportunité de supprimer les seuils dans l’Orge, et 6 ans plus tard, 23 seuils sur 30 étaient abaissés ! De même, 930 mètres linéaires de cours d’eau autrefois enterrés ont été mis à ciel ouvert en 4 phases de travaux. Ces travaux restent exemplaires et rares à l’échelle nationale.
- Accélération du rythme de travaux de réhabilitation des réseaux syndicaux (rythme de 2.3 % de rénovation par an) ; ce qui permet de réduire les pollutions par exfiltration et infiltration d’eaux usées, et d’assurer la durabilité du patrimoine.
- Prise en main de la compétence « station d’épuration » en 2012 et programmation d’un nombre important de stations ; soit 2 à rénover et 4 à créer (dont une déjà réalisée en 2013).
- Émergence de la dépollution extensive des eaux pluviales par la régularisation d’un ouvrage-filtre planté de roseaux, par son suivi des rendements dans le cadre d’un programme de recherche, ce qui prépare la multiplication de ce type d’ouvrages dans la vallée de l’Orge.
- Consolidation et augmentation des aides techniques et financières aux communes et communautés pour faciliter la réalisation de travaux eaux usées et eaux pluviales.
- Mise en place d’un dispositif d’alerte aux riverains permettant de sensibiliser et d’informer en temps réel lors des crues.
- Prise en charge de compétences communales telles que le transfert par 6 communes de leurs réseaux de collecte, ou la mise en place de contrôles et de suivis des eaux usées non-domestiques (entreprises) pour le compte des communes sur plusieurs secteurs du territoire.
- Émergence d’un pilotage partagé et fédéré des acteurs de l’eau sur le territoire, notamment par la signature par 53 acteurs du contrat global de la vallée de l’Orge aval relatif aux réductions des pollutions, à la reconquête des cours d’eau et à l’amélioration de la gestion de l’assainissement, et la signature des 2 contrats Phyt’Eaux Cités destinés à réduire, voire supprimer l’usage des pesticides par les collectivités territoriales. En 2014, 5 communes ont supprimé l’usage de produits phytosanitaires et 12 communes l’ont réduit très significativement.
- Renforcement des actions d’éducation à l’environnement avec près de 1100 élèves sensibilisés et modernisation de l’image du Syndicat (logo, charte graphique, …)

Dans la continuité de la politique environnement et sécurité initiée depuis plus de 15 ans, le Syndicat de l’Orge, s’est engagé dans une démarche de responsabilité sociétale déclinée de façon opérationnelle sur son périmètre d’intervention “Gestion des cours d’eau, de l’assainissement et préservation de la vallée”. Cette décision a fait l’objet de nombreuses réflexions et a abouti à la mise en place d’une stratégie de développement durable.

Ambition 1 : Atteindre le bon état écologique de l’Orge et de ses affluents

Ambition 2 : Valoriser écologiquement la vallée

Ambition 3 : Prévenir le risque inondation

Ambition 4 : Réduire les impacts environnementaux de nos activités

Ambition 5 : Préserver la santé, la sécurité et valoriser les compétences des collaborateurs

Ambition 6 : Garantir les pratiques éthiques

Ambition 7 : Développer les solidarités internationales

Ambition 8 : Mobiliser les énergies locales et partager nos engagements

Télécharger le Rapport de Développement Durable 2013


Depuis le 23 mai 2014, le Syndicat de l’Orge est sous la présidence de François Cholley

Télécharger le discours d’investiture de François Cholley
Télécharger article de l’Orge "seconde nature" dec 2014