AGIR POUR L'ORGE
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Informer pour développer une culture du risque

Le Syndicat de l’Orge a notamment pour mission la gestion hydraulique de la rivière. De nombreux outils en permettent le contrôle et la surveillance. Pour autant le risque zéro n’existe pas. Afin d’informer les riverains de l’Orge le plus tôt possible en cas de crue, le Syndicat a souhaité aller plus loin avec VIGI’Orge, un système d’alerte automatisé.

L’objectif de ce dispositif est de prévenir les riverains suffisamment tôt afin de protéger leurs biens et d’assurer leur sécurité dès les premiers signes de crue. Il consiste à contacter par téléphone ou SMS les riverains des communes où le risque inondation est jugé critique. Le premier message téléphonique informe sur l’état de la rivière et l’évolution prévue dans les heures à venir. Il varie en fonction du niveau d’alerte : orange quand l’habitation est susceptible d’être inondée, rouge lorsqu’elle est située dans un secteur directement touché par une crue. Les riverains reçoivent ensuite des messages d’alerte réguliers durant toute la période de crue. 7 communes sont aujourd’hui concernées par Vigi’Orge : Épinay, Longpont, Villemoisson, Savigny, Morsang, Brétigny et Linas, soit environ 600 foyers. Le même travail a été initié pour les communes de Villiers et Juvisy. 

Bon à savoir !
Une crue c’est quoi ?
Toute élévation du niveau d’un cours d’eau (fleuve, rivière, torrent, ru...) est appelée “crue” lorsqu’elle a pour cause un apport important en eau consécutif à une période de précipitations l’amenant à sortir de son lit. L’ampleur d’une crue est dépendante d’un environnement géologique, géographique, climatique, mais aussi de la plus ou moins grande perméabilité des sols, de l’expansion urbaine et de la transformation du paysage rural.

Un guide pour accompagner les riverains
Destiné aux riverains de l’Orge, ce document pédagogique comprend des informations techniques liées à la gestion d’une rivière ainsi qu’une série de conseils à suivre en cas de crue.

Télécharger la plaquette "Prévention des inondations"

La gestion en temps réel

Opérationnelle depuis 1995, la télégestion des vannes et des sondes de niveau permet aux équipes du Syndicat d'intervenir plus rapidement et de façon ciblée en période de crue de la rivière. 67 sites sont télégérés sur la rivière. Les équipements sont reliés via internet à la salle de télégestion, située dans les locaux du Syndicat. Les variations du niveau de la rivière ou les éventuelles pannes des vannes parviennent en temps réel sur un écran de contrôle.

Pour connaître la hauteur d'eau de la rivière, des sondes à ultrason mesurent le niveau des cours d'eau du bassin versant : Orge, Rémarde, Morte Rivière, Mort-Ru, Sallemouille et Bretonnière.

D'autres sondes enregistrent le niveau de l'eau à l'entrée ou à la sortie des bassins de retenue du Syndicat. Enfin, des clapets mobiles et automatiques assurent un contrôle du niveau de la rivière.

En parallèle, le système permet de gérer l’assainissement intercommunal. En effet, le fonctionnement des 25 stations de relèvement du Syndicat est surveillé (état marche des pompes, hauteur d’eau…) afin d’éviter toute pollution dans le milieu naturel.

Grâce aux sondes à ultrason, un signal d'alarme se déclenche automatiquement lorsque la rivière atteint une hauteur dangereuse pour les riverains. Cette télésurveillance fonctionne 24h/24. En dehors des heures ouvrables, les signaux d'alarme parviennent immédiatement sur le PC du cadre d'astreinte qui peut envoyer une équipe sur le terrain et mettre en place une stratégie anti-crue. La télégestion offre en effet une vue d'ensemble des hauteurs d'eau dans la vallée de l'Orge et permet d'agir globalement selon le principe des vases communicants : évacuer l'eau des secteurs les plus critiques pour la stocker dans des zones prévues à cet effet (bassins de retenue, zones inondables).

Digues et barrages, un classement nécessaire

Le Syndicat est propriétaire de digues et de barrages impactant la sécurité des biens et des personnes. En temps de crue modérée, ces ouvrages sont destinés à protéger les populations et les biens. Alors qu’en cas d’évènement majeur, ces digues et barrages sont susceptibles de se rompre et d’engendrer un sur-risque.

Les maîtres d’ouvrage sont donc tenus par la loi de classer leurs ouvrages et de mettre en place les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des biens et des personnes vis-à-vis de ces installations. En fonction de la hauteur de la digue et du barrage, et de la population impactée en aval, l’ouvrage est classé sur une échelle d’importance allant de A (ouvrage majeur) à D (ouvrage de moindre importance). En 2013, la première étape de classement vient d’être franchie.

Ainsi, 7 digues et 6 barrages ont été classés par arrêté préfectoral. La digue de la Morte Rivière à Viry-Châtillon est l’ouvrage le plus important. Il surplombe quelques milliers d’habitations pavillonnaires du bas de Viry-Châtillon. Cet ouvrage, classé comme B, fera donc l’objet d’une attention particulière.

Télécharger le règlement d’assainissement

Atteindre le « zéro rejet »

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Si le code de la  santé règle la question des eaux usées qui doivent obligatoirement être collectées via un réseau public, c’est le code civil qui règle la question des eaux pluviales. Il n’y a donc pas d’obligation de service public et par extension pas d’obligation de création de canalisations d’eaux pluviales qui emmènent les eaux de pluie vers la rivière. A chacun de faire son affaire des eaux pluie qui tombent sur sa propriété, sa «parcelle».

Le Syndicat de la vallée de l’Orge aval a donc souhaité une meilleure maîtrise des eaux pluviales, les 37 communes ont adhéré à la charte des eaux pluviales qui vise à limiter au maximum les apports d’eau à la rivière et affirme le fait que « la notion zéro rejet, c’est-à-dire : la recherche de solutions permettant l’absence de rejet d’eau de pluie dans le réseau d’assainissement est essentielle ». Cette disposition de « zéro rejet » a été précisée et imposée par le Syndicat et les collectivités adhérentes via leur règlement d’assainissement : « les eaux pluviales collectées à l’échelle des parcelles privées ne sont plus admises directement dans le réseau d’assainissement. Elles seront infiltrées, régulées ou traitées suivant les cas ».

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Il existe plusieurs façons de retenir les eaux de pluie. De la technique la plus simple qui combine la création d’un volume capable d’accueillir les eaux et la capacité naturelle d’infiltration du sol (création d’une noue, puits d’infiltration… ) à la plus élaborée comme les bassins de retenue ou les chaussées-réservoirs.

Depuis leur création, l’efficacité des bassins ne s’est pas démentie. Pourtant, ces ouvrages de régulation atteignent leur limite. En construire de nouveaux a été envisagé, mais le manque de terrains conjugué aux coûts de création et de gestion ont eu raison de la décision. Aussi, le Syndicat et les 37 communes ont adopté en 2003 et révisé en 2013 un règlement d’assainissement commun : il vise à limiter au maximum les apports d’eau à la rivière.

Ainsi, le « zéro rejet » consiste à conserver dans des puits et des fossés l’eau à l’endroit où elle tombe, afin qu’elle s’infiltre naturellement dans le sol et soit restituée plus tard à la rivière lorsque le niveau de celle-ci a baissé

Le saviez-vous ?
La collecte et le transport des eaux pluviales, contrairement aux eaux usées, ne relèvent pas d’un service public obligatoire ? Chacun est donc autonome dans la gestion des eaux de pluie qui tombent sur son territoire, sur sa parcelle

Télécharger la plaquette "Prévention des inondations"