LOISIRS
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La flore : une végétation ordinaire de haut intérêt

350 espèces végétales ont été répertoriées en 2001 sur la vallée, soit environ 20% de la flore d’Île-de-France dont 65 espèces non-locales. Si aucune espèce n’est à protéger au sens réglementaire, 2 espèces nécessitent une attention particulière pour leur intérêt dans la vallée : « Bidens Cernus » et « Polygonum minus ».

6 autres dignes d’intérêt à l’échelle de l’Île-de-France apparaissent abondamment dans la vallée et témoignent du caractère humide de cette dernière. Toutefois, on constate une « fermeture » de la vallée avec des arbres qui empiètent sur les espaces dits ouverts comme les prairies, d’où l’intérêt d’une gestion différenciée des espaces de la vallée.



À chaque plante, son rôle dans l’écosystème :
- En zone de pleine eau, on trouve fréquemment des plantes à feuilles flottantes comme les nénuphars, les lentilles d’eau…
- Au bord de l’eau, la végétation y joue un rôle primordial dans la stabilisation des berges et l’épuration des eaux : les roseaux, l’iris, le jonc, les carex.
- Sur les berges et prairies humides, la végétation est riche et colorée : aulne, saule, salicaire.
- Dans les bois humides : une flore moins spécifique se développe dominée par le saule, l’aulne, le frêne, le peuplier et l’érable.

Le saviez-vous ?

La rivière est un milieu vivant en équilibre. Elle est menacée par les animaux et plantes qu’elle ne connaît pas. Ne rejetez pas dans la rivière les animaux achetés dans les commerces. La tortue de Floride introduite par ignorance, prolifère et déséquilibre l’écosystème de la rivière.

La Renouée d’Asie, introduite au XIXe siècle est totalement envahissante et provoque de nombreux déséquilibres. Elle empêche la flore sauvage de se développer et appauvrit les milieux naturels.

La faune : une population globalement stable

> Les poissons 

En haut de la chaîne alimentaire, les poissons sont de bons descripteurs de la rivière. C’est pourquoi de nombreux inventaires sont réalisés à des fins de diagnostic et de suivi. Une étude a été réalisée pour déterminer le potentiel de l’Orge à la reproduction des poissons. Des espèces cibles ont été définies comme adaptées à l’Orge : le brochet, la vandoise, le chabot et le barbeau fluvial.

Les résultats de l’inventaire 2012 montrent qu’un tiers du linéaire de l’Orge bénéficie d’un potentiel habitat « fort et assez fort ». 14% du linéaire ne présente aucun habitat. Ce linéaire de faible intérêt se trouve en aval de l’Orge dans la partie la plus urbanisée.

Les frayères potentielles correspondent à un milieu physique favorable. Elles sont de deux sortes : les frayères à fond pierreux avec du courant et des hauteurs d’eau variables qui peuvent accueillir la vandoise, le barbeau fluvial et le chabot et les frayères en prairies inondables qui peuvent accueillir le brochet.

> Les amphibiens et les reptiles 

Légèrement en hausse par le nombre d’espèces affiche des effectifs en augmentation comme par exemple le crapaud commun qui témoigne du caractère humide de la vallée. Les reptiles sont discrets et difficiles à localiser dans un environnement très fréquenté. On note une présence un peu moins perceptible de la tortue de Floride (espèce introduite) qui tend à régresser notamment grâce à l’interdiction de son importation dans les jardineries.

> Les oiseaux 

On observe la venue de nouvelles espèces d’oiseaux nicheurs (introduites, voire envahissante) qui mobilisent certaines niches écologiques aux dépens des espèces locales. C’est ainsi que la perruche à collier est en compétition avec d’autres espèces comme de pigeon, colombin, ou bien encore la bernache du Canada qui chasse les autres canards des plans d’eau où elle niche. Les oiseaux non nicheurs tendent à devenir de plus en plus nombreux sur la vallée. On constate l’arrivée de 5 espèces exotiques et envahissantes comme le canard carolin, le canard mandarin, l’oie cendrée « domestique ». La présence de ces oiseaux « domestiques » fragilise les populations locales.

> Les mammifères

La fréquentation importante de la vallée laisse un espace restreint aux mammifères sauvages. Mais peut-être avez-vous déjà rencontré l’écureuil roux ou le hérisson d’Europe de plus en plus nombreux dans les espaces naturels de la vallée…

> Les libellules, papillons et sauterelles

Ils figurent tous les trois parmi les groupes indicateurs des insectes. Le nombre d’espèces de libellules a doublé entre 1997 et 2011. C’est en amont de l’Orge et de la Sallemouille que se concentrent les nouvelles espèces.

C’est la première fois que les papillons et les sauterelles sont inventoriés sur le territoire syndical et les résultats sont encourageants : pour les papillons, 10 espèces sont remarquables parmi les 33 espèces répertoriées. Concernant les sauterelles, 7 espèces sont patrimoniales en Île-de-France sur 22 répertoriées.

Le phragmite des joncs, une espèce à sauvegarder. Des résultats prometteurs sur le site de Trévoix
Espèce patrimoniale, elle témoigne de la qualité des zones humides. Classé en danger d’extinction, l’espèce est un oiseau nicheur assez rare en Île-de-France. Dans le cadre du plan de gestion mis en place sur le bassin de Trévoix, le Syndicat cherche à évaluer la qualité des milieux naturels de ce périmètre naturel protégé. Avec 4 couples de phragmites de joncs sur une zone restreinte de 2 hectares, cette densité est relativement forte pour le contexte francilien. La conservation en l’état de la zone principale de reproduction de l’espèce est donc une nécessité et il convient de favoriser les formations végétales variées (carex, cirses, roseaux communs, légumineuses, consoude officinales…) particulièrement importante dans les zones de nourriture et nidification de l’espèce.


Les bassins de rétention, de véritables écosystèmes
En collaboration avec la Fédération de pêche et les associations de pêcheurs, le Syndicat dresse un inventaire piscicole de l’ensemble des bassins de son territoire afin d’étudier la structure des peuplements (alevins/ adultes, herbivores /carnivores) et ainsi orienter et raisonner sa politique de gestion piscicole.